Quand entretenir une climatisation ? Ce que dit la loi, ce que dit le bon sens
Sommaire 6 parties · 2 min

Le texte : décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020
Depuis le 1er juillet 2020, l’entretien des chaudières a été étendu aux systèmes thermodynamiques. Le décret vise les pompes à chaleur et climatisations réversibles dont la puissance nominale est comprise entre 4 kW et 70 kW, ce qui couvre la plupart des multi-splits, gainables et PAC air/eau domestiques, et une grande partie du petit tertiaire. Un mono-split de 2,5 ou 3,5 kW est en dessous du seuil : le décret ne l’impose pas, mais la garantie constructeur exige presque toujours un entretien annuel.
Que doit contenir l’entretien ?
- Vérification de l’appareil et de ses composants (échangeurs, ventilateurs, compresseur).
- Contrôle du circuit frigorifique et recherche de fuite.
- Nettoyage des filtres et des échangeurs.
- Contrôle des réglages et des sécurités.
- Conseils d’usage et d’optimisation.
- Remise d’une attestation d’entretien dans les 15 jours, à conserver au moins deux ans.
Deux ans par la loi, un an par la raison
Les fabricants (Daikin, Mitsubishi Electric, Hitachi, Atlantic…) conditionnent généralement leur garantie à un entretien annuel par un professionnel. Un échangeur encrassé fait travailler le compresseur plus longtemps pour le même confort, et les moisissures du bac à condensats sont la première cause de mauvaises odeurs. Sur le Bassin d’Arcachon, le sel et les aiguilles de pin accélèrent encore l’encrassement des unités extérieures.
Quand ?
Climatisation : entre mars et juin, avant les fortes chaleurs. Pompe à chaleur de chauffage : entre septembre et novembre, avant la saison de chauffe. Résidences secondaires : avant votre arrivée, ou en votre absence avec rapport par e-mail.
Locataire ou propriétaire ?
L’entretien courant est à la charge de l’occupant, donc du locataire, sauf clause contraire du bail. Les réparations importantes (compresseur, carte électronique) et le remplacement incombent au propriétaire.
Et si je ne fais rien ?
Au-delà de l’obligation elle-même, le risque est surtout ailleurs : en cas de sinistre (fuite d’eau, incendie d’origine électrique), l’assureur peut demander l’attestation. Et surtout, la garantie constructeur tombe, ce qui transforme une panne de compresseur en dépense sèche.
Attention aux mentions erronées que l’on lit encore : le seuil de « 2 kg de fluide » et la « fréquence selon le tonnage CO2 » concernent le contrôle d’étanchéité (règlement UE 2024/573), obligatoire dès 5 tonnes équivalent CO2 de fluide, pas l’entretien. Cela représente environ 7,4 kg de R32, mais seulement 2,4 kg de R410A (GWP 2088) : un multi-split ancien au R410A peut donc y être soumis, avec un contrôle au moins annuel.
Notre service : Entretien de climatisation avec attestation — Bassin d’Arcachon, Val de l’Eyre et Bordeaux Métropole.
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